Le ministère du Commerce, le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information, le ministère de la Sécurité publique et l’Administration générale des douanes ont publié conjointement l’avis réglementaire n° 648, qui fixe un délai minimum de 180 jours pour l’immatriculation des véhicules : les véhicules immatriculés depuis moins de 180 jours doivent être accompagnés, avant leur exportation, d’une lettre de confirmation de service après-vente portant le cachet du constructeur ; en l’absence d’un tel document, aucune licence d’exportation ne sera délivrée. Cette mesure introduit également un système de liste noire de crédit à l’encontre des exportateurs, visant à lutter contre les certificats d’immatriculation frauduleux et la pratique consistant à faire passer des véhicules neufs pour des véhicules d’occasion à des fins d’arbitrage à l’exportation. Le secteur s’apprête à connaître une vaste vague de mise en conformité.
Texte principal
Le 14 novembre 2025, les quatre autorités ont publié conjointement l“” Avis sur le renforcement de la gestion des opérations d’exportation de véhicules d’occasion », abordant directement le problème de longue date de l’exportation de véhicules « quasi neufs » à kilométrage nul sous le statut de véhicules d’occasion. Dans le cadre de cette pratique, des véhicules neufs sont cédés et immatriculés peu après leur production, puis exportés sous le statut de véhicules d’occasion afin de bénéficier d’avantages fiscaux en matière de circulation et d’exportation, ce qui perturbe les marchés automobiles nationaux et internationaux et nuit à la réputation des marques automobiles chinoises à l’étranger.
Principales dispositions obligatoires de la nouvelle politique (entrant officiellement en vigueur le 1er janvier 2026) :
1. Contrôle de la période d'immatriculation des véhicules :
Pour les véhicules immatriculés depuis moins de 180 jours, les exportateurs doivent présenter l’original d’une “ attestation d’entretien et de service après-vente ” délivrée par le constructeur et revêtue d’un cachet officiel, précisant le pays de destination, le réseau d’entretien à l’étranger et la durée de la garantie. Les demandes ne comportant pas les documents requis seront directement rejetées.
2. Vérification des informations figurant dans la déclaration :
Les certificats d'immatriculation des véhicules, les permis de circulation et les informations relatives aux déclarations d'exportation feront l'objet d'une vérification croisée via une base de données nationale interconnectée. Toute falsification du kilométrage, des numéros d'identification des véhicules (VIN) ou des registres de transfert de propriété entraînera l'inscription immédiate sur la liste noire des exportateurs.
3. Contrôle rigoureux des véhicules modifiés :
Les véhicules d'occasion modifiés destinés à l'exportation doivent être accompagnés d'un certificat de déclaration de modification approuvé par le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information. Les véhicules modifiés illégalement ne sont pas autorisés à quitter le territoire.
4. Mécanisme de sanctions progressives :
Le gouvernement va établir une “ liste négative des exportateurs de véhicules d'occasion malhonnêtes ”. Les infractions mineures donneront lieu à des entretiens officiels et à des mesures correctives ; les récidives entraîneront la suspension des autorisations d'exportation ; les exportateurs impliqués dans la falsification de documents ou dans des exportations frauduleuses se verront retirer définitivement leurs autorisations d'exercice.Au cours de la période de transition, près de 30% de petites et moyennes entreprises de commerce extérieur, principalement actives dans l’exportation de véhicules « zéro kilomètre », ont choisi de se retirer du marché. Les entreprises qui ont survécu ont abandonné le modèle de stockage de véhicules quasi neufs pour s’orienter vers l’exportation de véritables véhicules particuliers d’occasion de plus de trois ans, de véhicules économiques à essence et de véhicules électriques d’entrée de gamme. Parallèlement, les constructeurs automobiles ont renforcé leurs politiques concernant les transferts de propriété et la circulation des véhicules neufs, éliminant ainsi à la source les possibilités d’opérations sur le marché gris.
Au cours de la période de transition politique, près de 30% de petites et moyennes entreprises de commerce extérieur, principalement actives dans l’exportation de véhicules neufs, ont choisi de se retirer du marché. Les entreprises qui ont survécu ont abandonné le modèle de stockage de véhicules quasi neufs pour s'orienter vers l'exportation de véhicules particuliers d'occasion de qualité, âgés de plus de trois ans, de véhicules économiques à essence et de véhicules électriques d'entrée de gamme. Parallèlement, les constructeurs automobiles ont renforcé leurs politiques en matière de transferts de propriété et de circulation des véhicules neufs, éliminant ainsi à la source toute possibilité d'opérations sur le marché gris.